Google Plus se tire une nouvelle balle dans le pied…

Alors que le nouveau réseau social de Google tente de se faire une place dans un marché très largement dominé par Facebook, Google+ refait parler de lui suite à un effaçage de masse de très nombreux profils qui ne respectaient pas les CGU… Une des cause principale de la suppression de ces comptes c’est l’utilisation de pseudos qui sont interdits sur Google+. D’une part c’est une très mauvaise stratégie car beaucoup d’utilisateurs ne souhaitent pas « exister en ligne » et d’autre part cela aurait été un argument contre Facebook qui applique (plus ou moins) la même politique fasciste.

Soyons clair, je l’ai déjà dit ici et je le redis, Google ne SAIS PAS faire dans le communautaire, la preuve en est avec ce comportement absurde qui est en train de donner une très mauvaise image de Google+ qui pour l’instant n’est utilisé que par les early-adopters autant dire ceux qui font la presse des nouveaux services en ligne. Pour ma part, je songe très sincèrement à supprimer mon compte de moi-même car l’utilisation qu’impose Google ne me convient absolument pas et il est hors de question qu’une société privée me dicte comment je dois me comporter et comment je dois exister sur Internet. J’ai le droit d’être anonyme quand je le souhaite, c’est tout. Je ne me ballade pas dans la rue avec mon nom sur un t-shirt…

Cette politique qui impose de publier partout sur la toile son vrai nom me fait vraiment peur et ça n’est absolument dans l’optique que s’était fixé Google à ses débuts. Une stratégie de plus en plus pathétique (j’en ai déjà parlé)… Rajoutons à cela, l’API qui devrait être bientôt publiée et qui permettra à tous de récupérer nos informations et là, il est certain qu’il va y avoir du travail à faire pour veiller à notre identité numérique. A moins bien entendu que Google investisse ensuite dans une société spécialisée dans l’e-Réputation après avoir bien pourri le personnal branding de tout le monde…

Si vous êtes utilisateur de Google+ je vous invite à découvrir les paramètres de confidentialité ainsi que les conditions d’utilisation de ce service ce qui (comme moi) devrait vous faire sauter au plafond. Il est de plus en plus certain que ce réseau va être un échec car très clairement depuis le début Google accumule les erreurs et joue à un jeu dangereux avec la vie privée de ses utilisateurs…

Audiofeeline

Bidouilleur, référenceur, geek et musicien, je blogue depuis 1995. Passionné de musique en tout genres, j'édite également plusieurs sites.

28 réponses à “Google Plus se tire une nouvelle balle dans le pied…

  1. J’ai l’impression que cette attitude psychorigide de la part de Google vis-à-vis de son service Google+ est que celui-ci n’est qu’un point d’entrée à tous les services de Google, qu’ils existent déjà ou qu’ils restent encore à découvrir. Je pense notamment au paiement en ligne. Or, pour qu’un service de paiement en ligne soit adopté de tous, le prestataire qui le propose doit pouvoir instaurer la confiance entre acheteurs et vendeurs. Exiger une identité « propre » est un moyen. Ce n’est pas celui retenu par BitCoin, mais ce dernier ne repose pas sur les mêmes bases que Google, qui voit aussi dans le fichage personnel de la planète entière une base de données commerciale particulièrement intéressante, qu’il ne cesse de vendre et de revendre à ses clients annonceurs.

  2. C’est le problème de la centralisation de Google, tout est géré avec un identifiant unique. Ceci-dit il est tout à fait possible d’imaginer un profil public (qui est indexé) et des informations réelles qui restent cachées.

  3. « absolument dans l’optique que s’était fixé Google à ses débuts »<< On est bien loin de ce qu'était Google à ses débuts et on le sait/voit maintenant depuis un moment… Reste à voir l'avenir et ce qu'ils nous préparent mais il est clair que Google+ ne prend guère le bon chemin d'entrée de jeu…

  4. Et bien, je partage ton point de vue. J’ai créé mes comptes… Euh…. Mon compte (failli faire une gaffe) Google+ en prenant un pseudo et je ne mettrais jamais mon nom. Je l’ai déjà utilisé sur Facebook et c’est déjà TROP.

  5. WebConsulting.fr, je crois que tu mélanges un peu tout… Entre le whois et un mur Facebook/G+ c’est tout autre chose. Il semble évident qu’un vendeur de fruits et légumes ne va pas cacher son enseigne cependant ses clients n’ont pas à connaitre sa vie sexuelle. Tu vois un peu l’idée ?

  6. Il faut voir aussi que les whois sont rarement indexés ou s’ils le sont, ils sont très largement « contenables ». Ici on parle d’un compte avec tout ce qui gravite autour. Ça ne doit pas poser de problèmes pour certains mais au contraire pour ceux qui travaillent sur le web (dont le whois est consultable) ça peut effectivement être « dangereux », c’est un très bon exemple.

    Je crois que c’est un profond problème, les comportements changent mais on doit tout de même éduquer les gens, le tout public avec son vrai nom c’est problématique pour ceux qui ne comprennent pas ce qu’ils font. Tout le monde n’est pas geek/webmaster ou SEO.

  7. Tout à fait d’accord avec ce qui a été dit, on a de plus en plus l’impression que Google essaye de se prendre pour le roi d’internet en mettant sa patte partout et en prenant des décisions arbitraires sans que personne n’ait son mot à dire. D’où l’importance de ne pas être dépendant de tous les services proposés par Google et toujours avoir une alternative, avant qu’il ne décide de sauter tous vos comptes pour une raison que lui seul peut comprendre.

  8. « Je ne me ballade pas dans la rue avec mon nom sur un t-shirt… » comme tu le dis si bien Internet n’est pas la RUE donc aucune raison d’y appliquer les mêmes règles. Faut être sacrément siffoné pour comparer INTERNET avec la réalité. Bien à toi ami virtuel

  9. Pour ma part, je trouve au contraire que Google+ a raison : un listing propre de membre engage la confiance de ceux qui veulent se donner de la visibilité sur Internet. Et Google a d’ailleurs facilité grandement le partage d’informations sur son mur à certains « cercles » ou publiquement : c’est d’ailleurs plus sécurisé que Facebook à ce niveau là.

    Et en ce qui concerne les comptes supprimés, c’est principalement des comptes avec le nom de entreprise…

  10. Tiens, je ne suis pas du tout d’accord avec cet article (et ses multiples réactions).

    Si la règle pour faire un bon réseau social c’est de faire du skyblog, myspace ou facebook, alors oui, Google ne sait pas en faire. Sauf que ces réseaux sociaux ne sont pas des réseaux sociaux « normaux », ce sont des réseaux sociaux « digitaux ». C’est à dire qu’ils existent sur Internet mais ne pourraient pas exister ailleurs. Les gens qui ont plusieurs identités IRL sont rares. Les gens qui sont appelés et reconnus uniquement par leurs pseudos encore plus rare.

    Le SN de Google est dans ce sens beaucoup plus « normal » dans le sens où il permet de vous identifier réellement comme dans la vraie vie.

    Alors quoi ? Critiquer Google parce qu’il essaie de ressembler à la vraie vie ? Critiquer Google parce qu’il change (une nouvelle fois) votre façon de voir internet ? Critiquer Google parce qu’il essaie de créer qq chose de nouveau ?
    Ou pire, critiquer Google parce qu’il chope vos données personnelles (alors que j’imagine que vous avez tous un compte Facebook) ?

    C’est un peu du hating facile je trouve.

  11. je suis assez d’accord mais je voudrais aussi faire remarquer que google ne s’amèliore pas du tout dans le domaine de la communication , jamais de feed back sur ses réalisations
    sur les forums francophones les réponses données ne le sont que par des gens n ayant aucun pouvoir de remonter les suggestions , les réponses sont assez évasives donc

  12. Votre génération m’inquiète vraiment. Je trouve étonnant que ça ne choque personne que Google impose ses règles. Règles qui impliquent d’être fiché quoi qu’il arrive. Le fait de choisir l’anonymat, n’est-ce pas une liberté, n’étons-nous pas en train de nous en priver (de force) ?

    Tout le monde s’est offusqué du fichier Edvige mais tout le monde accepte la politique Google. Même Facebook n’est pas allé si loin dans ses choix.

    Enfin, cher ipfix comparer le monde réel avec Internet n’est pas si farfelu, le web est un espace public. Il doit être considéré comme tel.

  13. Je tiens à rassurer Breakeo, il n’y a que sur ton blog qu’on trouve des fanboys de Google. De ce que j’ai lu sur le sujet un peu partout, tout le monde grogne contre le fonctionnement de G+… Notamment chez Korben qui dit à peu près la même chose avec peut être moins de verve…

  14. Je ne sais pas si c’est le fait que cet article soit à la une de Wikio mais j’ai l’impression que ça n’attire qu’une population pseudo-geek qui ne semble pas avoir bien compris le problème de fond que tente de dégager cet article. Je pense aussi que pas mal de ces gens ne sont pas des habitués de ce blog… :/

  15. J’ai lu avec intérêt vos commentaires mais je ne vous cacherais pas que j’ai été un peu surpris des réactions. C’est à se demander si vous n’êtes pas sponsorisés par Google ! :D

    Plus sérieusement, je pense très sincèrement que nous devons avoir le choix, ça ne me parait pas un luxe et encore plus lorsqu’il s’agit d’un espace public où tout le monde peut vous lire. J’ai une vie dans le monde réel et je n’ai pas spécialement envie qu’un futur employeur connaisse mes activités en ligne et encore moins mes opinions politiques. Avec Google+, je ne pense pas être en mesure de discuter en toute honnêteté, il est clair qu’avec le système actuel ou avec mon vrai nom, je ne pourrais/veux pas échanger sincèrement.

    Vous êtes pour la plupart blogueurs ou travaillez sur le web, je peux comprendre que vous ayez besoin de visibilité mais personnellement mon anonymat me permet une certaine liberté et c’est justement pour cette raison que je préfère un réseau comme Twitter qui selon moi trouvera son audience.

    Maintenant il est probable que mon avis soit totalement différent de la majorité d’entre-vous mais ça, j’y suis habitué. :)

  16. Pour detroller cette conversation, je vous propose de considérer qu’il y a 2 sortes d’utilisateurs de réseaux sociaux (et d’internet en général) :
    – d’un côté les habitués (pros, experts, vieux de la vieille) qui savent se servir du réseau et qui connaissent ses dangers (on va dire que ça fait moins de 10% des internautes aujourd’hui).
    – de l’autre côté le grand public qui était peut-être sur MSN ou Skyblog mais vient de passer sur Facebook (90% des internautes adeptes des réseaux).

    Google+ est il nocif pour les internautes ?
    – Non, pour les 10% qui savent s’adapter et connaissent les dangers de mettre tous les oeufs dans le même panier
    – Pour les 90% qui restent, je dirais pas plus qu’avec Facebook, et même moins. Ca permettra peut-être d’arrêter de voir des gamins poster des photos perso à de parfaits inconnus. Personnellement je trouve que G+ est une amélioration (ça force à réfléchir avant de poster, ce que ne fais pas facebook).

    Voilà.

    Et sinon le « Je ne me ballade pas dans la rue avec mon nom sur un t-shirt… »; Tu te balades pas non plus dans la rue avec un masque ou un postiche ! [ou si c'est le cas c'est que tu fais des trucs pas net, mais là c'est un autre débat]

  17. Je partage l’opinion de Cyroul. La norme d’un réseau social ne se situe pas dans l’usage d’un pseudonyme. Google+ se conçoit comme une identité publique en ligne. Libre à chacun de prendre ou de laisser.

    Quand je me ballade nue dans ma maison je n’ouvre pas la fenêtre pour mettre un masque. ^^

  18. @Cyroul : Ton commentaire sur la promenade dans la rue est tout à fait intéressant. En effet, on ne se cache pas, dans la rue, alors qu’il s’agit d’un espace public. Tout comme on ne se cache pas dans un bar à siroter une bière entre amis, un lieu public, là aussi. On ne se cache pas de nos agissements dans l’immense majorité des cas dans les espaces publics. Parce que nous les considérons aussi comme des espaces privés. Peut-être à tort.

    Les célébrités poursuivies par des hordes de paparazzi rencontrent ce problème depuis des décennies. Quel problème ? Celui où la moindre apparition dans un espace public les rend vulnérables. Vulnérables ? Oui, vulnérables, car leur vie privée — faire des courses dans un espace public est considéré encore de tous comme de la vie privée, non ? — est dévoilée au public, sous prétexte qu’elle se passe pour partie dans un espace public. Et les tribunaux français tranchent tantôt en faveur des célébrités dont la vie privée a été dévoilée avec excès, tantôt en faveur des photographes et des journaux à sensation, lorsque la vie publique seule avait été rapportée. Bref, il faut un expert — un juge — du droit pour trancher.

    L’attitude de la plupart des réseaux sociaux est de rendre notre vie privée publique, habituellement de fait, du fait de notre méconnaissance du sujet, en effet. La méconnaissance du grand public est patente. Pour beaucoup, s’ils ne font rien d’illégal, c’est qu’ils n’ont rien à cacher. C’est une vision particulièrement naïve de la notion de vie privée. Car le principe même d’une « vie privée » est de la rendre non accessible au plus grand nombre non pas parce qu’on a des choses à cacher, mais parce que l’on a tout à cache. Le principe même d’une « vie privée » entend qu’elle n’est pas publique, que l’on prive le plus grand nombre de son accès.

    Pour autant, ce n’est pas parce qu’on s’inscrit sur un réseau social que l’on doit abandonner la notion de la vie privée. J’entends par là que non, la liste de mes amis, même des amis que je rencontre exclusivement dans des lieux publics, n’a rien de public. C’est du domaine du privé. Pour autant, cette information est habituellement, de fait, placardée sur tous les « murs » des sites que je visite. Et il suffit de se baisser pour récupérer l’information, tellement c’est facile à obtenir. De fait, ces réseaux sociaux nous privent de notre vie privée, qui devient publique au point que la planète entière y a accès, à portée de clic.

    Une manière facile, grand public, de protéger notre vie privée est l’usage de pseudos. Cela n’a rien de nouveau. Les artistes, célèbres ou non, utilisent ce procédé depuis des siècles, sinon des millénaires, avec des appellations telles que « nom de plume », ou « nom d’artiste », « nom d’auteur ». C’est un moyen aisé de distinguer la vie privée d’un individu de sa vie publique. Et c’est un moyen dont Google, via Google+, nous prive.

  19. @Martin merci d’élever le débat. Néanmoins cela pose la question : le pseudo en un seul mot est-il le garant de la liberté ? Je ne crois pas.

    Et rien n’empêche ceux qui ont absolument besoin d’une identité secrète ou d’un pseudo de se le créer sur Google. Certes ils ne pourront plus s’appeler chaudasse59 ou queutard138, mais ça les forcera à chercher des pseudos plus intelligents. Et pour les artistes ca ne devrait pas être un problème.

    Perso j’ai hésite à m’appeler « Cyroul Lemagnifique » mais j’ai finalement choisi mon vrai nom. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir quelques fausses identités supplémentaire. Je ne vois vraiment pas ce que ça change.

  20. De toute façon, la pratique social que propose Google n’est pas vraiment une surprise. Depuis le début, il est assez drôle de voir Google donner des leçons de moral sur comment bien respecter la confidentialité… Il y a pas un hic, et celui sur « l’username » n’est que le 1er d’une longue série.

  21. @Martin : en ce qui concerne les listes d’amis, G+permet de les masquer.

  22. Vous voyez quand une entreprise domine un secteur précis…elle commence à dicter elle-même des conditions restrictives ..sans tenir ce que les autres apprécient ou n’apprécient pas… !

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